L’Association Congolaise des Femmes Journalistes de la Presse Écrite (ACOFEPE) s’est officiellement jointe, ce mardi, au lancement mondial de la campagne des 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre, placée cette année sous le thème : « Lutte contre les violences numériques faites aux femmes ».
L’organisation tire la sonnette d’alarme face à l’augmentation des violences en ligne visant les femmes journalistes, notamment le cyberharcèlement, les menaces, les discours de haine et la diffusion non consentie de contenus. Selon l’ACOFEPE, ces pratiques portent gravement atteinte à la liberté de la presse et freinent la participation des femmes dans l’espace public.
Dans ce contexte, l’association appelle les femmes des médias à renforcer leur sécurité numérique, à documenter les agressions en ligne et à dénoncer systématiquement tout acte de violence à caractère sexiste. Elle insiste également sur l’importance du soutien entre professionnelles pour rompre l’isolement que vivent de nombreuses victimes.
Tout au long de la campagne, l’ACOFEPE organisera des sessions de formation en ligne axées sur la prévention, la protection et la gestion des cyberviolences. Ces activités visent à doter les journalistes de compétences pratiques pour faire face aux attaques numériques.
L’association encourage aussi la production d’un journalisme sensible au genre, capable d’exposer les enjeux liés aux violences numériques et leurs impacts sur les femmes et les filles, souvent premières cibles.
Engagée de longue date pour la promotion et la protection des droits des femmes journalistes, l’ACOFEPE réaffirme sa volonté de travailler aux côtés des institutions publiques, organisations de défense des droits humains et partenaires techniques afin de contribuer à un environnement numérique plus sûr et inclusif.
Avec cette nouvelle mobilisation, l’ACOFEPE entend faire des 16 jours d’activisme 2025 un moment fort de sensibilisation et de plaidoyer, en faveur d’une société où les femmes, et particulièrement les professionnelles des médias, peuvent exercer leur métier sans intimidation ni violence.
